Je dois avouer humblement qu'en ce moment, je maintiens mon blogue avec vraiment très peu de régularité et de motivation. En fait, j'ai un peu délaissé le web il y a quelques temps. Je n'ai pas visité beaucoup de blogues récemment, je ne vais presque plus sur facebook et sur les forums sur lesquels j'avais coutume de participer.
Un manque d'intérêt? Un peu, oui. Mais aussi des événements qui arrivent dams ma vie personnelle (je ne m'étendrai pas dans les détails, du moins pas du tout de suite) qui m'empêchent de le faire. Ces temps-ci, c'est tout juste si j'arrive à répondre à mes courriels. Et on ne parle même pas de l'écriture où j'ai pris du retard.
Mais récemment, quelques nouvelles dans le journal, à la télévision et sur le web, qui se recoupaient, m'ont fait réfléchir. Pour la Xième fois, on parle de la future mort des journaux et magazines traditionnels.
Bon, vous me direz que le sujet est loin d'être nouveau et vous avez raison. Combien de fois a-t-on prophétisé la disparition d'un média lorsqu'un nouveau apparaissait? Oui, la radio n'a pas disparu lors de l'apparition de la télé, elle a simplement changé de vocation. Et le web n'a pas encore tué la télé ni la radio. Mais...
Les journaux imprimés et magazines, depuis un certain temps, en arrachent. Certains ont vu leur tirage passer de 200 000 à 50 000. Les chiffres de vente sont loin de s'améliorer et la crise économique n'a pas exactement aidé. Malgré le boom incroyable de nouveaux magazines (au Québec, en tout cas), on ne les lit probablement pas davantage. Le marché est juste plus fragmenté.
Des exemples éloquents? Après plusieurs réanimations et plus de 70 ans de publications, le célèbre magazine
Life a finalement cessé d'imprimer, mais conserverait son site web, en partenariat avec Google, où les photos sont archivées et disponibles. Ils viennent de s'associer aussi avec
Getty Images.
Agnès Gruda, dans son
article de
La Presse de ce matin, parlait de la disparition des versions imprimées de plusieurs journaux américains, comme le
Christian Science Monitor, le
Cincinnati Post, ou le
Kentucky Post. Au total, une douzaine de journaux. Une dizaine d'autres sont menacés de disparition, incluant le fameux
Chicago Tribune et le
Los Angeles Times.
Mais où va-t-on vraiment et quelle est la vraie menace sur les journaux? Il est vrai que la plupart de gens, moi y compris, n'en mourraient pas si des journaux papier disparaissaient demain. Cependant, mon petit côté nostalgique a peur. Outre l'avantage de pouvoir tuer des mouches avec un bon vieux journal roulé (ce qu'on ne peut faire avec un ordi ou un PAD), le journal papier a ce côté pratique qu'on peut l'apporter partout, tout le temps, sans emmerde. Dans le bus, le métro, dans le parc, chez le médecin, pas de problème.
L'information est à portée de main, où que vous soyiez au Québec. Du sable dans le journal quand vous le lisez à la plage? Et alors? Je n'en dis pas autant de votre portable. Et avez-vous déjà réussi à vous connecter absolument partout dans la province pour avoir accès aux sites d'informations? Ben, pas moi. Je suis désolée, mais sur l'autoroute, ça ne marche pas. Ni dans le métro. Ni dès que vous sortez du centre-ville de Montréal. Ni... Bref.
Je crois beaucoup en l'avenir d'Internet, qui offre des possibilités infinies et je ne suis pas de ceux à qui ça fait peur. Le monde évolue et c'est bien. Mais bien malin qui arrivera à prédire aujourd'hui ce qui se passera dans quelques années. Parce qu'à chaque fois que nouveau média arrive, le monde change et jamais comme on l'avait prévu...