lundi 11 mai 2009

Mon blogue en pause


Certains auront peut-être remarqué que je suis beaucoup moins assidue ces derniers temps et que je n'alimente pas mon blogue souvent. Et que je ne vais plus tellement sur celui de mes confrères non plus.
Alors, je me suis dit qu'il était temps d'annoncer officiellement des vacances. Suis-je fatiguée, ai-je perdu de l'intérêt pour le blogue? Un peu, oui. Je ne sais pas si c'est généralisé, car ma copine et grande blogueuse Audrey (Et S@ahée que j'avais oubliée) semble vivre un peu la même chose, mais pour différentes raisons, sans doute.
Avec un bébé en construction dans le bedon (et tout ce qu'il y a à préparer et planifier avec), le printemps qui s'en vient (et le jardin à préparer aussi), la première correction de Mâles, femelles et autres espèces animales en cours, et plein d'autres trucs, il ne me reste plus tellement de temps, de motivation et d'énergie pour naviguer sur le web. J'ai même pas mal délaissé facebook.
Alors, je me mets en mode "vacances blogue". Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais c'est sûr que l'envie va me revenir éventuellement. Quand j'aurais des anecdotes de biberons à raconter, peut-être?
En attendant, j'aimerais remercier mes gentils et (peut-être) fidèles lecteurs, qui ont eut la gentillesse de me lire, de me répondre, de débattre un peu avec moi et de m'encourager.
Alors, je vous dire: à la revoyure!

mercredi 22 avril 2009

La culpabilité

Il y a quelques jours, je lisais le billet de ma collègue blogueuse Nathaly à propos de Monique Jérôme-Forget et de la culpabilité. Qui faisait lui-même référence à un article du Soleil.
On y cite madame Forget, lors de son départ qui fait cette déclaration intéressante: «Quoi qu'elles fassent, les femmes vont se sentir coupables. Qu'elles soient présentes ou absentes, elles vont se sentir coupables! Ça fait partie du gène féminin. Mais il faut l'ignorer!» affirme Monique Jérôme-Forget, au moment de quitter la politique.
La culpabilité, particulièrement présente chez les femmes, (est-ce vraiment une question de gêne, d'éducation ou un mélange des deux, je ne sais pas) est effectivement une chose dont on a du mal à se débarrasser.
Mais contrairement à mon amie Nathaly (et à mon personnage Amélie, grande coupable devant l'univers), je pense qu'on peut s'en sortir. (On dirait que je parle de drogue!) Non seulement je suis convaincue qu'on peut faire taire la petite voix emmerdante (vous avez remarqué qu'elle est souvent aiguë?) qui tente de nous faire sentir responsable de tout à tout propos, mais je pense avoir assez bien réussi.
La culpabilité, pour moi, c'est comme les regrets. Si elle ne vous pousse pas à agir pour réparer, corriger ou arranger la situation, qu'elle ne vous apprend rien de la vie ne vous donne pas de leçon, alors elle est inutile et surtout malsaine. Se culpabiliser sans bonne raison, surtout si l'on ne peut rien changer à une situation n'amène rien de bon et je pense qu'il faut se débarrasser de ce sentiment qui peut être malsain. Il est impossible de rendre tout le monde heureux tout le temps autour de nous et il faut vivre avec cela.
Il ne sert à rien non plus de se sentir coupable ou d'avoir des regrets après avoir mangé un bon gros morceau de gâteau au chocolat et se dire après: "Ho mon Dieu, j'aurais pas dû!" et angoisser pendant 3 jours sur les calorie si on ne fait rien. Soit on agit en mangeant une salade le soir, soit on en profite faire une séance d'exercice plus tard pour brûler les calories, ou pour renforcer sa volonté et résister la prochaine fois. Mais se torturer l'esprit avec les "petites culpabilités" du genre, c'est mauvais pour la santé mentale.
En janvier dernier, j'ai fait une fausse couche à environ 4 semaines de grossesse. (C'est la première que j'en parle "en public", il n'y a que mon entourage qui soit au courant.) Dieu sait que la culpabilité à tendance à se pointer le bout du nez assez vite dans ces circonstances! Mais j'ai refusé de me laisser abattre par elle.
D'abord, je savais que malgré bien des croyances, ce n'est pas lié au comportement de la mère, même si on veut se blâmer et qu'on se pose des questions. J'ai songé aux boîtes un peu lourdes que j'avais levées, au café que je n'avais pas entièrement coupé. Bref, à tout ce que j'avais fait. Puis je me suis dit que non, ce n'était pas ma faute. Je sais que personne ne peut empêcher une fausse couche, surtout à ce stade si précoce. Même la médecine n'y peut rien. Et je suis une personne prudente.
Ensuite, je me sentais déjà bien assez mal, abattue et déprimée comme cela. Je n'avais pas besoin d'en rajouter en plus.
Qu'on me comprenne, je ne dis pas que je ne me sens jamais coupable. Mais je pense qu'on peut choisir les choses pour lesquelles il vaut la peine de ressentir de la culpabilité ou des regrets. Et qu'on peut en tirer des enseignements ou passer à l'action. Autrement, il n'y a pas de sens à tout cela.
Il y a plusieurs années, j'avais découvert une prière, devenue mon moto, qui disait à peu près ceci: "Dieu, donnez-moi la force de changer les choses que je peux changer, la force d'accepter les choses que je ne peux changer et la sagesse pour faire la différence entre les deux." C'est la même chose pour la culpabilité et les regrets. Il faut savoir quand ça vaut la peine.

vendredi 17 avril 2009


Il y a encore quelques années, je m'extasiais sur le fait que les jeunes écoliers avaient accès à des mines d'informations sur Internet pour faire leurs travaux scolaires. Quand j'étais à l'école (même au cégep et à l'université) on trouvait encore majoritairement nos informations dans les livres. Parfois, dans des documentaires. Et elle était parfois difficile à trouver.
Mais je me suis interrogée à savoir comment cela changerait la manière dont les étudiants perçoivent l'information. La réponse à commencer à pointer.
Le devoir du 11 avril avait un article intitulé "Copiez, collez" sur le sujet. Des enseignants et des spécialistes ont établi que dans les cégep, 50% des étudiants ont plagié une fois au moins. Plagié dans le sens de recopier une information (presque intégralement) et l'utiliser sans mentionner de source, comme si le texte était sorti de notre esprit.
Ce qui est plus aberrant encore, c'est que souvent, il s'agit d'un plagiat dit "naïf". les jeunes ayant vécu depuis toujours ou presque avec la présence d'internet, ils s'imaginent que ce qui est sur le web est de droit public et qu'on peut le copier allègrement. La notion de propriété intellectuelle leur est pratiquement inconnue. Certaines institutions ont commencé des campagnes de sensibilisation, d'autres ont décidé d'éliminer presque entièrement les devoirs à la maison pour se concentrer sur les examens en classe. Ce travail de sensibilisation n'aurait-il pas dû commencer au secondaire? Il me semble aberrant que des cégépiens ne connaissent rien de la méthodologie et des règles de citations.
Enfin, une étude récente vient de démontrer (ce qui n'est pas une grande surprise) que non seulement Facebook est une source de distractions pour les étudiants universitaires, mais qu'en plus, ceux qui surfaient sur ce site avaient des notes moins élevées que les autres étudiants. D'ailleurs, la plupart d'entre eux n'en était même pas conscient.
L'abondance d'information (utile comme inutile) semble bel et bien en train de transformer le rapport des étudiants aux études. Reste à voir vers quoi ça évoluera.

samedi 11 avril 2009

Les jupes, instruments de mesure de l'économie?



Oui, il y a peut-être de quoi rire, mais cette théorie existe depuis 1920 et aurait (presque) été prouvée.
Elaborée par George Taylor, un économiste américain, la « hemline theory » (la théorie de l'ourlet) prétend que la prospérité se mesure à la longueur des jupes. Mais il ne faut pas croire que quand l'économie va mal, on veut économiser du tissu en portant des jupes courtes! C'est plutôt la tendance inverse.
Harold Koda, du Metropolitan Museum de New-York, explique que les grands créateurs savent prendre le pouls de la société. « Quand on est psychologiquement abattu, empiété par le pessimisme, on a une tendance à se couvrir ce qui signifie porter de longues manches, des décolletés moins plongeants, de longues jupes et des collants opaques. »
Démonstration?
- les années 20 : la jupe se porte au genou ce qui, à l'époque, signifie court. Wall Street se porte bien.
- les années 30 : après le crash de 1929, les jambes disparaissent sous les robes longues.
- les années 60 : les débuts de la consommation de masse, le boom du prêt-à-porter et la naissance de la minijupe.
- les années 70 : la dégringolade de l'économie et du tissu : les hippies portent la robe longue.
Mais cette belle théorie ne marche pas pour toutes les décennies. Exemple?
- les années 40 : pendant la guerre, pour des raisons pratiques, les jupes sont courtes.
- Les trente dernières années sont problématiques et semblent aller à l'encontre de cette tendance. Au gré des collections, les jambes se couvrent et se découvrent.
Apparemment, les défilés printemps-été 2008 aurait quand même été un indicateur de la crise à venir où sont réapparues les grandes robes genre années 70. Avis aux économistes: assistez aux défilés de mode pour vos prévisions.
Au Canada, Shick Quattro for Women a même utilisé cette théorie dans des campagnes publicitaires pour clamer que les femmes doivent choisir des jupes plus courtes pour soutenir l'économie (et donc, se raser). N'importe quoi pour vendre... Surtout quand on sait que la longueur de la jupe serait le reflet de la situation économique, pas l'inverse. Ils ont même au joli graphique pour appuyer leurs dires. Charmant... (sentir le cynisme, ici)

mercredi 8 avril 2009

CHUM, CHUM, CHUM...

Incroyable, mais vrai, de nouveaux délais pour le futur CHUM! Ça frôle vraiment le ridicule. La première phrase (pour le premier édifice) se terminera vers 2013-2014. La deuxième phase sera achevée en 2018. En 2018! Avec une longue période de transition où les services devront être réaménagés en mettant à contribution les hôpitaux Notre-Dame et Hôtel-Dieu, entre les deux phases. Combien on parie que ça va être le bordel durant cette période?
Je me suis mise à faire des calculs rapides et je me suis dit qu'à ce compte-là, mes enfants (même pas encore nés!) seraient probablement à l'école primaire quand le CHUM sera prêt. Je pourrai alors leur raconter la grande épopée du super hôpital et leur parler du temps où il n'y en avait pas.
Ça, bien sûr, c'est si le délai n'est pas encore repoussé. Quelqu'un se souviens, quand Parizeau a parlé du projet la première fois (en je ne sais plus quelle année) quelle date il avait donné? Moi, je l'ai oubliée. Si, comme on peut s'y attendre, la fin projet est encore repoussée, mes enfants pourraient bien être au cégep à ce moment-là...
Histoire de rire un peu, la caricature du 1er avril d'Hervé Philippe, du Journal La Tribune. Marrant.

dimanche 5 avril 2009

La mort des médias traditionnels?

Je dois avouer humblement qu'en ce moment, je maintiens mon blogue avec vraiment très peu de régularité et de motivation. En fait, j'ai un peu délaissé le web il y a quelques temps. Je n'ai pas visité beaucoup de blogues récemment, je ne vais presque plus sur facebook et sur les forums sur lesquels j'avais coutume de participer.
Un manque d'intérêt? Un peu, oui. Mais aussi des événements qui arrivent dams ma vie personnelle (je ne m'étendrai pas dans les détails, du moins pas du tout de suite) qui m'empêchent de le faire. Ces temps-ci, c'est tout juste si j'arrive à répondre à mes courriels. Et on ne parle même pas de l'écriture où j'ai pris du retard.
Mais récemment, quelques nouvelles dans le journal, à la télévision et sur le web, qui se recoupaient, m'ont fait réfléchir. Pour la Xième fois, on parle de la future mort des journaux et magazines traditionnels.
Bon, vous me direz que le sujet est loin d'être nouveau et vous avez raison. Combien de fois a-t-on prophétisé la disparition d'un média lorsqu'un nouveau apparaissait? Oui, la radio n'a pas disparu lors de l'apparition de la télé, elle a simplement changé de vocation. Et le web n'a pas encore tué la télé ni la radio. Mais...
Les journaux imprimés et magazines, depuis un certain temps, en arrachent. Certains ont vu leur tirage passer de 200 000 à 50 000. Les chiffres de vente sont loin de s'améliorer et la crise économique n'a pas exactement aidé. Malgré le boom incroyable de nouveaux magazines (au Québec, en tout cas), on ne les lit probablement pas davantage. Le marché est juste plus fragmenté.
Des exemples éloquents? Après plusieurs réanimations et plus de 70 ans de publications, le célèbre magazine Life a finalement cessé d'imprimer, mais conserverait son site web, en partenariat avec Google, où les photos sont archivées et disponibles. Ils viennent de s'associer aussi avec Getty Images.
Agnès Gruda, dans son article de La Presse de ce matin, parlait de la disparition des versions imprimées de plusieurs journaux américains, comme le Christian Science Monitor, le Cincinnati Post, ou le Kentucky Post. Au total, une douzaine de journaux. Une dizaine d'autres sont menacés de disparition, incluant le fameux Chicago Tribune et le Los Angeles Times.
Mais où va-t-on vraiment et quelle est la vraie menace sur les journaux? Il est vrai que la plupart de gens, moi y compris, n'en mourraient pas si des journaux papier disparaissaient demain. Cependant, mon petit côté nostalgique a peur. Outre l'avantage de pouvoir tuer des mouches avec un bon vieux journal roulé (ce qu'on ne peut faire avec un ordi ou un PAD), le journal papier a ce côté pratique qu'on peut l'apporter partout, tout le temps, sans emmerde. Dans le bus, le métro, dans le parc, chez le médecin, pas de problème.
L'information est à portée de main, où que vous soyiez au Québec. Du sable dans le journal quand vous le lisez à la plage? Et alors? Je n'en dis pas autant de votre portable. Et avez-vous déjà réussi à vous connecter absolument partout dans la province pour avoir accès aux sites d'informations? Ben, pas moi. Je suis désolée, mais sur l'autoroute, ça ne marche pas. Ni dans le métro. Ni dès que vous sortez du centre-ville de Montréal. Ni... Bref.
Je crois beaucoup en l'avenir d'Internet, qui offre des possibilités infinies et je ne suis pas de ceux à qui ça fait peur. Le monde évolue et c'est bien. Mais bien malin qui arrivera à prédire aujourd'hui ce qui se passera dans quelques années. Parce qu'à chaque fois que nouveau média arrive, le monde change et jamais comme on l'avait prévu...